Tout dabord, petit message de la journée, bonne fete Marion, je prends ce soir une Cerveca à ta santé. Merci pour les conseils judicieux de voyage, et je lève aussi mon verre pour te dire que demain 7h30 mon collectivo et moi partons pour le lago Atitlán, au Guatemala. Voilà pour le mot de la journée.
26 de mayo, donc, petite soirée fraiche a San Cristobal de las Casas, autre village des montagnes. Si javais lautre jour comparé Tuxtla a une ville-araignée assez récente, je pourrais dire que San Cristobal se rapproche beaucoup plus dune ville coloniale qui vieillit bien. Comme un vieux-québec montagneux, comparé a un Tuxtla-Montréal tout aussi montagneux. Sauf que mini détail, à San Cristobal, le matin, je dirais quil fait 10-12 degrés, cest simple je dors dans mon sleeping bag avec 2 couvertes de laine, et au déjeuner dans la cuisine, tout le monde a un petit nuage de buée qui sort de la bouche. Petit polar, mon meilleur ami du moment.

Il faut dire que San Cristobal, ville aux rues de pierre étroites et sinueuses, est situé à 2260 mètres daltitude. Il y a une certaine atmosphère qui se dégage de cette ville, cest difficile à décrire, peut-etre que cest la disparité de voir des femmes aux robes traditionnelles colorées marcher sur le meme trottoir quun couple en jeans avec cellulaire. Ou encore les (peut-etre) 8 ou 10 églises que jai vu en marchant un apres-midi. Cest bien simple, yen a aux 5 rues. Églises, ou cathédrales assez colorées, cest spectaculaire. Dommage quil pleuve presque tous les jours. (Rainy season, que ca sappelle.) Mais comme toujours, la bouffe est bonne, les copins de dortoirs sont sympatiques, les découvertes et émerveillements se ramassent à la pelletée. 26 jours au Mexique, jai 4 CD et demi de complets, en photos.
Voici quelques mémorables :




Avant-hier, moi et deux Hollandais, Sunna (prononcer Sounna) et Rutger (prononcer Roger) sommes allés dans le petit village de San Juan Chamula, a une petite demi-heure de collectivo de San Cristobal. Une demi-heure, mais un remontement dans le temps de 100 ans, je dirais. Jupe traditionnelle faite de laine, retenue par une large ceinture colorée, pour les femmes, sur lequel repose un chale a dominance noir et bleu royal. Toutes portent deux longues et minces tresses, relevées de rubans colorés, et la plupart du temps, un bambino sur une hanche. Meme les plus petites fillettes ont dadorables tresses et des jupes à grandeur de poupée. Les hommes quant a eux portent des pantalons neutres, mais une espèce de chemise informe faite de laine blanche, assez spectaculaire, et surement très confortable. Et un chapeau à large bords. Moi qui déteste passer pour une touriste (je préfère de loin me fondre dans la foule), impossible à San Juan Chamula. Pour le linge, (quoi ! Des pantalons pour une femme ! Des cheveux courts !) et aussi par le fait que mes deux comparses étaient blonds aux yeux bleus.
San Juan Chamula, petit village incroyablement
Tu entres, il fait sombre, tes yeux shabituent lentement à lobscurité. Première sensation nouvelle : ca sent la foret. Dans léglise. Cest alors que tu sens un petit crissement sous tes bottines de marche, tu baisses les yeux pour te rendre compte que tu piles sur des aiguilles. De pin. Recouvrant de partout le plancher de léglise, vert foret comme on en voit quen foret. Des aiguilles de pin, donc, sur lesquelles une trentaine de personnes, dans le font de léglise, sont agenouillés. Et des centaines de petites chandelles blanches sont posées a meme le sol, on sy baisse presque le front, en murmurant des paroles, quen écoutant, ne sont pas dites en espagnol. Un tambour est frappé à lents coups répétés, latmosphère est énormément spirituelle, enivrante aussi, mais aussi un peu genante. Je my sens intruse, je nentrerai pas plus de deux metres dans la petite église.
Je termine ce billet à linstant, meme si jai plein dautres anecdotes a conter sur San Cristobal, ce clavier me tue. La barre despace est collée, je dois littéralement bucher dessus entre chaques mots, cest dun joli..
Demain, donc, les amis, je pars au Guatemala, à 7h30 le matin, un 8 heures de collectivo avec quelques copains de lAuberge. Décision que jai prise en un 15 minutes, assise a la table de cuisine, avec les copains. Me voici donc mon petit billet à la main, une autre page se tourne, demain mattendent de nouvelles histoires dans un nouvel environnement. (Et, par pitié, une température un peu plus chaude..)
Sur ce, compañeros, Bonne soirée. Je bois à ta santé, Marion, et à tous ceux aussi qui me lisent si fidèlement ici. Salud.

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