samedi

El 14 de junio

Seulement quelques jours ont passé depuis la dernière fois que j'ai écrit, mais c'est un changement total d'environnement que je vis ! (Premièrement, après un mois et demie de tatawinage sur les claviers españols, j'ai enfin découvert où est caché le Apostrophe. À notre place usuelle de point d'interrogation, bon.)

Changement total d'environnement, donc. À Lanquín, ce sont les chaînes de montagnes, le vent frais, les moutons, les femmes en jupe de laine et chemise brodée. C'est les ruisseaux d'eau fraîche, à presque en donner la chair de poule et des frissons (de plaisir) et des singes hurleurs. -Parenthèse : No matter how much un singe ca a l'air cute, je vous le dit : ca te fais un bruit d'enfer. Un mélange de klaxon lancé à fond et une vache que l'on truicide, vraiment. Je vous épargne l'imitation sonore. ( Pour photos de Lanquín, voir le post du 11 de junio)

Lanquín, paysage presque à s'y méprendre avec les épisodes de Heidi, version les gens sont bazanés et les cabañitas sont faites de bois et de feuilles de palmier. L'autre jour, (ca devait être le 12, si mes calculs sont excacts.. Moi et la notion du temps, en voyage, c'est horrible. Chaque fois que je me connecte sur MSN je demande la date..) l'autre jour, donc, moi et quelques jeunes pack-sackeux ont pris le collectivo de 8h du matin pour aller à Coban, puis à Antigua. -Pour ceux qui ne s'y connaissent pas vraiment en géographie Guatémaltèque, Coban se trouve entre Lanquín et Antigua. Mon plan à moi est de descendre à Coban et de me dénicher un petit bus pour aller à Río Dulce, petite ville au presque extrème Est du Guatemala, à quelques heures de Lancha de l'Atlantique. (Because le deal de l'Auberge de jeunesse où je suis est vachement poche, 175 Quetzals pour Lanquín-Río Dulce, je peux trouver mieux..)

Finalement, je me suis retrouvée dans un petit village au milieu de nulle part, nommé El Rancho si je me souviens bien, à attendre quelques heures (pas de montre, je vous l'avais dit, le temps ici, c'est quelque chose de très relatif.. Surtout que même si tu as une montre, personne n'est à l'heure.) que le prochain bus daigne se montrer. Sauf que Attention : les chauffeurs de bus font tout pour t'embarquer dans leur bus, peu importe que ta destination soit dans sa direction ou non.. Quel casse-tête, à les croire, tout le monde va à Río Dulce. -Qui soit dit en passant, n'est pas un si grand centre que ca. J'ai dû ouvrir ma carte au moins 3-4 fois et signifier clairement aux chauffeurs qui vont à Chiquimula et autres endroits que non, ma destination n'est pas sur leur chemin, je le sais, je ne suis pas une Gringa sans cervelle comme ils l'assument. Finalement mon bus de 2ième ( 3ième ? 8ième ? ) classe est arrivé, rempli jusqu'aux dents, chaud comme une voiture qu'on laisse dans le driveway toute la journée. Inutile de vous dire que quand je suis arrivée, 3-4 heures plus tard, à Río Dulce (il fesait déjà presque nuit.. j'étais partie à 8h le matin.. Quoi !) j'ai sauté dans la douche, sitôt arrivée à la petite auberge Casa Perico, très sympa. (Maison du Perroquet, pour les non-españolais.)




Maintenant, laissez-moi un peu vous décrire l'environnement de Río Dulce, et de Lívingston, l'endroit où je suis en ce moment. Rappelons-nous les petites montagnes d'Heidi. Maintenant, je suis sur la côte Atlantique, et Lívingston se califierait au meilleur comme suit:
Un mélange d'hispaniques et de noirs (ex-colonie d'esclaves de l'Angletterre) la langue parlée ici est un savoureux mélange d'espagnol, d'anglais et de créole -le garífuna-. Petite ville portuaire rejoignable seulement par lancha, aucun bâtiment n'a plus de deux étages, l'atmosphère est tout sauf stressée, du reggaie joue en permanence partout (la plupart du temps, du Bob Marley) et je ne me sens pas du tout intimidée par les locaux, changement des grande villes Mexicaines. En fait tout est très relax, Tu attends près de 3 quarts d'heure avant de te faire servir les fameuses camarones, mais ca vaut la peine. (Crevettes, mes amis. Et quelles crevettes.) Inutile de vous dire que le changement, donc, est aussi drastique que si j'avais changé de pays. Il fait ici au moins 10 à 15 degrés plus chaud qu'à Lanquín




Laissez-moi terminer avec deux petites anecdotes : j'ai laissé à Lanquín un sac de linge sur le perron de ma cabañita, je l'avais décroché de la corde à linge et j'ai juste oublié de le mettre dans mon pac-sac. (Great..) Problem is, il y a aussi mon top de maillot de bain, dans ce sac... Une scéance de magasinage s'impose dans les prochains jours.



La rue principale de Lívingston :




De plus, autre histoire, (je vous autorise tous à rire de moi comme bon vous semble, j'ai fait pareil..) aujourd'hui moi Jack et Seamus nous marchions sur la plage, l'Atlantique d'un côté, c'était superbe. Petite Glo voit soudain un petit poisson moustachu se débattre dans l'eau peu profonde, il va mourir asphyxié, si on ne l'aide pas. Gentille aimante des animaux comme elle est, elle tente de l'attraper avec ses mains pour le lancer dans l'eau, mais un poisson, qui gigote en plus, c'est vachement plus difficile à attraper qu'un savon mouillé dans un fond de douche. Elle décide donc de kicker (soupir) le poisson au large. Résultat, celui-ci est mort, et Glo s'est complètement ouvert le pied -grosse coupure- à l'intérieur de la plante. Bra-vo.
On en a bien ri, disons.
Comme je n'avais ni bandage, ni bandana sur moi, sur la plage, à au moins 25 minutes de marche de la ville, et que mon pied saigne comme un bon, j'ai pris mon sari et je l'ai déchiré avec mes dents, me fabriquant un petit bandage de secours. Au diable le sari.



Ce soir, mes amis, je prendrais bien un verre à votre santé (et à la mienne qui fait pitié, vous allez voir) mais comme je suis sur antibiotiques because d'une otite, je ne boirai qu'un grand verre de piña colada virgin. (je vous l'avais dit que ma santé fait pitié, bon, haha)
Allez, à plus.
Bisous de camarones et de soleil



Edit :

Le lendemain Jack et moi sommes allés marcher sur la plage en fin d'apres-midi, question de s'asseoir sur des chaises longues et de lire, se reposer.. Nous avons tout fait, sauf nous reposer ! Des adorables petites filles sont venues jouer autour de nous, puis, avec nous. L'une d'entre elles était fascinée par ma caméra, je l'ai laissée jouer un peu avec (sous haute supervision), c'était un moment vraiment inoubliable.


Surtout que la petite fille, qui devait avoir 8 ou 9 ans, était sourde. Essaie de communiquer en espagnol avec une petite sourde ? On a beaucoup ri en communiquant par des sourires et des grimaces et des gesticulations dignes de primates attardés. Ca vallait 100 dollars.


La petite sourde, c'est celle qui porte mes lunettes de soleil. Elle était vraiment adorable, et colleuse. Sa soeur en rose était beaucoup plus du petit démon que du petit ange. D'ailleurs en fin de soirée la rosinette se sera sauvée avec mes lunettes, et une de mes boucles d'oreilles (¡¿!?) ...


2 commentaires:

Anonyme a dit…

Le passage du bandage fait tlm scène de film hahaha!
Effectivement bravo =P.
Non, mais plus sérieusement, j'espère que ca te limite pas trop dans tes mouvements.
Entk, tu as l'air de t'amuser comme une folle! Je suis super contente pour toi. =D
Take care.
xxxx
Matea

La ptite derrière son pac-sac a dit…

Ten fais pas, la grande, je mamuse comme une folle, oui. Avec un bandage sur le pied, ou sur la tete ! (Car il faut bien etre un peu Loco pour kicker un poisson comme ca.. haha)

Allez, a plus !
Glo