mardi

El 3 de junio

Ouf.
Derniere fois je vous disais que je n´ai pas grand-chose a raconter ? Attendez de lire celle lá, pour voir :

Nous voici encore, avant-hier, tout le groupe, a l'auberge Iguana Perdida, surplombant le Lago Atitlán, dans le Sud du Guatemala. Tout est pour le monde dans le meilleur des mieux.
Voilá la petite Glo qui va lire ses emails et qui voit que son amie Anni la finlandaise (du travail des iguanes) va peut-etre passer quelques jours a Tikal, voir des ruines Maya. Et qui invite la petite Glo a passer quelques jours en sa compagnie. Petite Glo, qui comptait aller voir les ruines de toute maniere, ne fait ni d´une ni de deux, saute dans ses shorts, lance son pac-sac sur son dos et saute dans une chaloupe, direction les bus, le tout en moins d´une demi-heure. De toute maniere un autre gars de l´hotel contait prendre également le bus de nuit direction Tikal, ca fait un compagnon de voyage pour Glo pour la nuit, elle est heureuse.

Premiere chose : Aucun bus direct pour Tikal, ils arretent tous a Antigua puis Guatemala City (dou je revenais la veille.) mais on survit. Quest-ce que cest 3 heures de bus de plus quand tu en fais 10.. Pas grave. Et super aubaine, Tim, le compagnon de voyage, déniche des billets pour 120 quetzals plutot que 250 pour tout le voyage. Cest super ! (Cest avec des ptites économies comme ca qu´on est capable de manger jusqu´a la fin du voyage haha..)

C´est donc apres un 3 heures dans un colectivo dans les montagnes, sous la pluie humide et chaude, que nous arrivons (encore) a Antigua. Nous sommes autant trempés que si nous avions été assis dehors, tant lhumidité dans le véhicule collait a la peau. Par chance, la ride Antigua-Guatemala City ne dure que 45 minutes. C´est donc soulagés que nous arrivons au petit terminal de Guatemala City, vers 8h du soir. Pour souper, nous nous goinfrons dans des chips, biscuits et petits jus du dépanneur du coin. Un peu frugal, mais quand tout est fermé, t´aimes mieux manger les chips que rien du tout..

Dans l´autobus, c´est déja quelque chose. Plus petit que les bus de premiere classe, mais nettement plus intéressant.. Il n´y a pas d´air climatisé (thank Godness) et nous nous dénichons la banquette a 5 places, la derniere de tout le bus. Un peu surélevée, nous avons une belle vue sur les gens, et lair frais nous monte au visage. 9h30, donc, départ pour Tikal. Arrivée prévue vers 7h30 du matin. Je gobe deux Gravol, dans l´espoir de dormir un peu.

Le bus sort donc tranquillement du terminus, il n´a pas fait 10 metres que nous entendons un crissement de la mort et des cris des hommes du dehors : le derriere du bus ( a 3 pied dou je suis assise ) a éraflé sur plus de 30 centimetre le bus stationné juste a coté. Ca cest du chauffeur mes amis.




Et nous voici tous a moitié endormis, il devait surement etre 2 ou 3 heures du matin, je sommeille, accotée contre la vitre de gauche. Jim, les jambes dans lallée, dort la bouche ouverte, un homme a sa droite. Autoroute, 100 a lheure. Quant tout a coup, sans aucun freinage ni bougeage de volan de la part du chauffeur, les roues arrieres de lautobus sursautent 2 ou 3 fois, nous projetant viollement contre le plafont. Mon hypothese est qu´une roche plus en hauteur de l´autoroute aie déboulé sous lautobus, mais seulement a la hauteur des roues arrieres, parce que celles d´avant nont pas sauté.

Laissez moi vous rappeler que nous étions assis sur une banquette Surélevée. Projetés au plafont a 100 km a lheure. Au premier saut mon front a heurté le coté de la vitre, au second, carrément lancée au plafont, je me suis tordue le cou carrément a lhorizontale. Tim quant a lui a eu toutes les cotes éraflées contre le banc d´en avant, et sa cheville a pris une inquiétante teinte violancée et a doublé de volume. Et jai regardé, horrifiée, le sang couler de son front, en raison de petites vis dans le plafont.. Le chauffeur n´a ni ralenti, ni arreté. Tout le monde était ébranlé dans lautobus mais seulement moi , Tim et l´homme de la banquette avons réellement été blessés. Les autres passagers un peu plus bas ont seulement été secoués, je suppose.

Encore aujourd´hui, je ne peux pas vraiment tourner mon cou a la gauche, et Tim a une belle cicatrice rougeatre sur le front, et boite encore.
C´est les petites histoires comme ca qui, souvent, te font réaliser ta fragilité face au monde..
Et l´ingnorance totale des gens sous-payés au sort de leur prochain, je suppose.

Et rien que pour nous encourager, j'ai volé cette photo en vitesse le matin meme, alors que nous étions toujours en train de rouler dans le bus de l'enfer. Tres rassurant..

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